Journée mondiale des pauvres

"La Journée Mondiale des Pauvres se veut une modeste réponse de toute l’Eglise, dispersée de par le monde, adressée aux pauvres de toutes sortes et de tous lieux, afin que nul ne croie que son cri s’est perdu dans le vide". Pape François

Vendredi 16 novembre Veillée de prière au Sacré-Cœur de Montmartre présidée par Mgr Aupetit. Rendez-vous sur le parvis de Saint-Ferdinand à 18h pour un départ en groupe. Pour tous.

Samedi 17 novembre Portes ouvertes de la solidarité à Saint-Honoré d’Eylau, pour tous. 16h : Goûter organisé par les personnes accompagnées 20h30 : Concert des Macadam's, chorale composée en partie de personnes de la rue sous la direction de Grégory Turpin, avec Natasha St-Pier.

Dimanche 18 novembre Messe à Saint-Eustache présidée par Mgr Aupetit et buffet festif dans l’église (rése

 
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Le symbolisme de l’encens

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Incensum, en latin, signifie proprement « ce qui est brûlé » (de incendere : « brûler »). L’encens est une résine aromatique qui brûle en dégageant une fumée odoriférante. Avant d’être posé sur les charbons de l’encensoir (voir ce mot), il doit être pilé ou réduit en petits grains. Il arrive que l’on ajoute à l’encens telle ou telle autre substance aromatique, comme le benjoin.

La plupart des religions antiques ont utilisé l’encens. Yahvé lui-même prescrit à Moïse que, chaque matin et chaque soir, on fasse fumer devant lui l’encens aromatique sur l’autel des parfums qui se trouve placé dans le Saint (Ex 30, 7-8 ; cf. Lc 1, 9-11). Au jour solennel des Expiations, le grand prêtre passe même dans le Saint des Saints, avec charbons et encens, pour recouvrir d’un nuage de parfum l’arche d’alliance au-dessus de laquelle Yahvé est censé résider (Lv 16, 12-13). Avec l’encens, c’est la prière des Israélites qui monte vers Dieu en bonne odeur, selon cette parole du Psalmiste : « Que monte ma prière, en encens devant ta face ! » (Ps 140, 2). L’Apocalypse reprend cette liturgie : ainsi un ange vient et près de l’autel du Seigneur, offre de nombreux parfums en accompagnement des prières de tous les saints (8,3-4). Enfin, aux jours de la crèche, les saints rois mages eux-mêmes offrent au Messie cette résine précieuse.

A mi-chemin entre la liturgie d’Israël et la liturgie du ciel, l’Église offre à Dieu l’encens pour signifier concrètement son adoration et sa prière (cf. Mt 2, 11). Elle continue ainsi l’hommage central du Christ, qui s’est offert à son Père en odeur de suavité (Ep 5, 2) ; tous les fidèles sont appelés à répandre en tout lieu la bonne odeur du Christ (2 Co 2, 14-16). De plus l’épaisse fumée odorante qui se dégage nous invite à nous mettre en présence de Dieu.

L’encensement est un geste d’adoration quand il est offert à Dieu (présent réellement dans les saintes espèces) et une marque d’honneur dont on entoure les personnes et les objets qui sont offerts à Dieu ou qui lui offrent le sacrifice (oblats, prêtres, fidèles…). À travers l’encensement, c’est toujours Dieu que l’on honore. En encensant les hommes, l’Église honore la créature que Dieu a faite à son image. Ainsi, on encense le prêtre parce qu’il offre le sacrifice eucharistique in persona Christi ; on encense le clergé et les fidèles parce qu’ils sont les temples du Saint-Esprit et les prêtres du sacrifice spirituel offert sur l’autel de leur vie, sommet de l’action liturgique et consommation dans l’unité du sacrifice eucharistique.

De plus, l’encens est ici le symbole de la prière qui monte vers Dieu, ce qu’exprimait la prière dite à l’encensement des offrandes dans le rite de saint Pie V : « Incénsum istud, a te benedíctum, ascendat ad te, Dómine, et descéndat super nos misericórdia tua. » (Que cet encens béni par toi monte vers toi, Seigneur, et que descende sur nous ta miséricorde) Et de même le psaume 140 qui était dit à l’encensement du crucifix et de l’autel : « Dirigátur Dómine orátio mea sicut incénsum in conspéctu tuo » (Que ma prière monte vers toi comme l’encens, Seigneur…). Lors des obsèques, on va jusqu’à encenser la dépouille mortelle des baptisés, en signe de l’honneur qui est dû à un temple de l’Esprit Saint (1 Co 6, 19). Au cours des cérémonies de la dédicace d’une église, après que l’on a brûlé pour la première fois l’encens sur l’autel, on va encenser les douze croix de consécra¬tion, qui ont reçu l’onction de saint chrême ; ce rite se reproduit au jour anniversaire de la dédicace. Enfin, il est à noter que le mot encens en latin se dit : thus ou tus et vient du grec thuos qui signifie à la fois parfum et victime. L’offrande de l’encens peut donc aussi être considérée comme un sacrifice.

L’encensement de la Croix et de l’autel a lieu deux fois à la messe solennelle : à l’entrée et au moment de la préparation des oblats ; on le pratique aussi à la fin des Vêpres, pendant le chant du Magnificat ou cantique de Marie (éventuellement à la fin des Laudes, pendant le chant du Benedictus ou cantique de Zacharie). Au salut du Saint-Sacrement, on encense à deux reprises l’hostie consacrée, présentée à l’adoration de tous dans l’ostensoir placé sur l’autel. Quand le prêtre a imposé l’encens, il le bénit d’un signe de croix (on dit qu’il impose l’encens) ; cette bénédiction est omise devant le Saint-Sacrement exposé.

Un servant est plus particulièrement responsable de l’encens, du latin thus, thuris : « encens » et ferre : « porter ». Le thuriféraire est le ministre chargé de porter l’encens et l’encensoir dans les fonctions liturgiques. Il est secondé dans sa charge par un naviculaire ou porte navette, sorte de petit récipient contenant l’encens.

Bibliographie :

• Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie